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Vendredi 20/11/2015: Journée internationale des droits de l'enfant

Journée Internationale des droits de l'enfant

"Rien n’est plus important que de bâtir un monde dans lequel tous nos enfants auront la possibilité de réaliser pleinement leur potentiel et de grandir en bonne santé, dans la paix et dans la dignité."
Kofi A. Annan, secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

C'est en 1995 que le Parlement français a décidé de faire du 20 novembre la 'Journée Mondiale de défense et de promotion des droits de l'enfant'. Cette journée internationale est un moment privilégié pour se rendre compte des nombreuses injustices perpétrées contre les enfants dans le monde. Elle tente aussi de faire valoir la convention internationale des droits de l'enfant de 1989.

 

UN CONVENTION ET DES DROITS:

 

 

 

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant est un texte de 54 articles, adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Elle affirme qu'un enfant n'est pas seulement un être fragile qu'il faut protéger mais que c'est une personne qui a le droit d'être éduqué, soigné, protégé, quel que soit l'endroit du monde où il est né. Et aussi qu'il a le droit de s'amuser, d'apprendre et de s'exprimer. Elle a été ratifiée par 191 pays sur 193. Seuls la Somalie et les États Unis ont refusé de s'engager.

Ce texte est très important, mais pas suffisant : il reste beaucoup à faire pour faire des droits des enfants une réalité. Les droits ne sont réels que dans la mesure où ils sont mis en pratique, pour les enfants comme pour tous. Promouvoir les droits des enfants, c'est tout d'abord créer les conditions sociales, économiques et culturelles afin que tous puissent y accéder. C'est à ce prix que les droits de l'enfant seront véritablement respectés.

L'UNESCO a toujours accordé une place significative à l'enfant au sein de ses programmes et de ses activités, qui visent notamment au développement optimal de la personnalité dès la petite enfance, au progrès social, moral, culturel et économique de la communauté, à l'appréciation des identités et valeurs culturelles, et à la sensibilisation au respect des droits et des libertés fondamentales.

Source: http://www.journee-mondiale.com/98/journee-internationale-des-droits-de-l-enfant.htm 

 

 

 

L'enfant a des droits

 

 

 


L’enfant a des droits. Il y a 25 ans, le monde les inscrivait dans le texte d’une convention pour les défendre, les promouvoir et surtout reconnaître leur spécificité, le besoin des mineurs d’une protection et d’une assistance adaptées à leurs réalités : droit de survivre et de se développer. Droit d’apprendre et de s’épanouir. Droit de faire entendre sa voix et d’atteindre son plein potentiel. Un quart de siècle plus tard le bilan des droits de l’enfant dans le monde est loin d’être satisfaisant. Malnutrition, maladies, traite, privations des soins, pauvreté, ignorance, discriminations, violences : chaque année des dizaines de millions de vies sont amputées, annihilées et le point d’urgence largement dépassé avec les enfants victimes des conflits armés, autant de pertes irréparables pour l’humanité. En ce jour anniversaire de la Convention des Droits de l’Enfant, comment ne pas penser à l’effroyable sort réservé aux jeunes victimes des terroristes du groupe Daesh, capturées, humiliées, vendues comme des esclaves sexuelles ? À la situation tout aussi funeste des lycéennes nigérianes, arrachées à leurs familles, retenues en otages et mariées de force par les membres du groupe fondamentaliste Boko Haram ?

Sur les plus de cent millions d’enfants à travers la planète qui n’ont toujours pas accès à l’éducation, plus de la moitié sont des filles. Empêchées de toute possibilité d’émancipation, elles sont autant de chances en moins pour le développement de leur pays. Ne renonçons jamais au serment prononcé il y a vingt-cinq ans à la tribune des Nations Unies.  De ce point de vue, quelle merveilleuse promesse que de voir Malala Yousafzai devenir la plus jeune nominée dans l’histoire du prix Nobel de la Paix.

Dénoncer ce qui dans le monde foule du pied les droits de l’enfant, agir pour surmonter les freins qui subsistent,  je le faisais comme ministre des droits des femmes, notamment pour combattre les violences. Je m’y emploie aujourd’hui à l’Éducation nationale, tant il est vrai qu’il n’y a pas de respect des droits de l’enfant sans éducation et que l’inverse est vrai: il n’y a pas d’épanouissement possible des élèves et des jeunes si leurs droits essentiels sont déniés. L’enfant a des droits. Aux adultes d’en garantir le respect.

 

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche